Aide au Zanskar et au Ladakh


Vous avez été nombreux à vous émouvoir, suite à la projection du film « Zanskar, le Chemin des Glaces » des conditions de vie des Zanskarpas et Lingshedpas.
Certains d’entre vous nous ont demandé comment ils pouvaient apporter leur aide. De leur côté, les populations locales sont très demandeuses de « sponsoring », pour employer un terme en usage là-bas, de « parrainage », pour employer un terme plus français.
Voilà un sujet sur lequel nous avons du mal à nous positionner. Nous vous proposons quelques pistes de réflexions.

Nous sommes à la recherche d'un parrainage pour un étudiant du Zanskar qui va étudier en Inde. Votre aide passerait par l'intermédiaire d'une association. Nous cherchons à regrouper l'aide de plusieurs personnes, le coût étant plus élever bien sûr que des études au Zanskar ou au Ladakh même. Merci de nous contacter si cela vous intéresse.


AIDE À L’ÉDUCATIONenfant

 Le Ladakh et le Zanskar évoluent très vite ces dernières années. Le tourisme et des trekkings se développent de plus en plus. Le Zanskar est accessible en été par la piste du col du Pensi-la qui relie Kargil à Padum. Si la piste en construction le long du Chadar arrive à terme d’ici quelques années, le processus de transformation va s’accélérer.
Pour avoir accès aux postes économiques que cette situation génère, les jeunes doivent aller à l’école de façon régulière. Certains d’entre eux doivent suivre des études à Leh ou dans d’autres villes d’Inde. Les familles n’ont pas des revenus suffisants pour cela.
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Les adultes qui ont déjà des bases d’anglais et qui travaillent régulièrement avec des étrangers comme porteurs par exemple sont souvent plus avantagés pour trouver des aides. D’une famille à l’autre, les écarts de niveau de vie se creusent. Plutôt que de privilégier un enfant plutôt qu’un autre, il nous semble préférable à priori d’aider une école, un village, un monastère, de façon à ce que l’aide soit répartie sur toutes les familles.


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AIDE MÉDICALE

Suivant les conditions météorologiques, le Zanskar et le district de Lingshed restent isolés du reste du monde pendant 6 à 8 mois par an. Quelle que soit la saison, les villages se trouvent dans des secteurs reculés où toute grave urgence médicale nécessite l’évacuation par hélicoptère...
Notre médecine occidentale présente, certes, des compétences et des résultats indiscutables, mais elle a aussi ses lacunes et ne doit pas faire oublier l’approche holistique extrêmement précieuse de la médecine tibétaine pratiquée par les amchis, médecins locaux du Ladakh.
Nous sommes bon nombre d’occidentaux à avoir testé avec succès la médecine des amchis dans des domaines où la nôtre était inefficace.
Sur place, les deux méthodes de soins méritent d’être développées. Les écoles d’amchis doivent être encouragées. Pour regrouper les effectifs d’élèves et de professeurs, peut-être serait-il bon que les « sponsors » différents se concertent.

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QUE FAIRE ?

Il est plus facile pour collecter l’argent de passer par une association. Elles sont nombreuses sur le Zanskar. On peut regretter qu’elles manquent de coordination entre elles.
Avant toute démarche, il est bon de se demander POURQUOI on veut aider !
COMMENT faire pour ne pas créer de dépendances ou de besoins inutiles, pour ne pas imposer nos critères occidentaux, pour respecter la richesse d’une culture qui n’est pas la nôtre ?enfant
 
Il est préférable de fournir du travail plutôt que d’arriver avec une somme d’argent en décalage avec le niveau de vie local.
En même temps, il faut avoir conscience qu’en été les hommes préfèrent se faire embaucher comme muletier, cuisinier ou guide pour gagner de l’argent, à une époque où il y a beaucoup de travail dans les champs. Si les cultures ne sont pas suffisantes pour faire vivre les familles, elles achèteront davantage de riz blanc et de farine blanche, bon marché en Inde, et accroîtront ainsi leur déséquilibre alimentaire, croissant ces dernières années.
Les Zanskarpas sont pauvres, mais pas misérables. Ils mangent généralement tous à leur faim. Il est important qu’ils conservent une autonomie économique et qu’ils ne viennent pas grossir la « banlieue » de Leh en suivant le mirage de la vie moderne.



 Voici une liste incomplète d'associations que vous pouvez contacter.
 N'hésitez pas à nous faire part de vos suggestions dans ce domaine.


 Des ouvrages qui peuvent alimenter votre réflexion sur le sujet :

 N'hésitez pas à nous faire part encore une fois de vos suggestions dans ce domaine.